Japon : Tokyo

Le Japon est l’un de ces voyages marquants, de ceux auxquels on pense longtemps après pour digérer la profusion d’informations fusants de toutes parts. Il est aussi de ceux qui interroge et fascine. Un peu perdu entre l’ultra-conservatisme et l’ultra-modernisme, il est mille visages à la fois et, pour vous aider à préparer un premier voyage, voici quelques infos qui, suite à ma visite au pays du soleil levant, me paraissent utiles.

Après des recherches sur la meilleure période pour visiter le Japon, nous avons opté pour la fin du mois d’octobre. L’automne pare les arbres de couleurs rougeoyantes et dorées et le froid n’est pas encore trop présent (sauf en montagne). Une période idéale car elle est aussi jolie que celle des cerisiers en fleurs mais un peu moins envahie par le tourisme de masse.

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Avant de partir il faut fouiller un peu pour trouver des billets abordables. Le prix du mien se montait à environ CHF 800.- aller-retour Genève/Helsinki/Narita avec la compagnie Finnair. Il est aussi conseillé de commander le Japan rail pass sur internet avant de partir pour pouvoir circuler en train dans le pays.

Une fois là-bas, l’utilisation du métro est facile. Il faut tout de suite vous procurer une carte SUICA et la carte des lignes de métro. Les japonais sont très aidants y compris le personnel des guichets dans les stations. Pas de panique s’ils ne parlent pas anglais, il suffit de pointer du doigt le lieu ou l’on souhaite se rendre et les explications dessinées s’ensuivent.

◊ Tokyo et ses quartiers  ◊

Kagurazaka

Pas évident de choisir son premier point de chute. Nous avons visé le centre et sommes arrivées (par hasard) dans le quartier de Kagurazaka, un très charmant petit quartier français près de Shinjuku, arrêt de métro Lidabashi. Notre magnifique loft se trouve ICI. Il n’est pas donné mais on l’a adoré ! Pour Cyrielle et moi, Kagurazaka était un bon point de chute pour commencer le voyage. Il n’y a rien de très particulier à voir et c’est un petit quartier mais c’est calme, charmant, rempli de jolies ruelles et de magasins typiques de porcelaines et de thés.

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SHIBUYA

Si à l’inverse vous avez envie d’être directement dans une ambiance un peu plus chahutée, d’un endroit très animé et moderne, vous pouvez prendre un hôtel à  Shibuya. On y trouve des restaurants, des bars, des boutiques à la mode et d’immenses salles de jeux. Et si, curieux, vous entrez dans l’une de ces salles, cherchez les machines à Purikura, ce sont de drôles de photomatons qui donnent des airs de mangas sur les photos. C’est amusant et les japonais en raffolent. Il est aussi recommandé de monter à l’étage du Starbucks à Shibuya car il offre une vue imprenable sur le fameux Shibuya crossing qui est un immense carrefour mythique de passages piétons où la foule défile à longueur de temps.

Aussi, si vous partez comme nous au mois d’octobre vous aurez peut-être la chance de tomber sur la célébration d’Halloween dans les rues de Shibuya. Ça ne passe pas inaperçu à Tokyo et ce quartier est particulièrement vivant ce soir-là. Il faut se débattre un peu pour circuler mais on se laisse facilement emporter par la fièvre festive des rues.

SHINJUKU

A quelques arrêts de métro de là se trouve le quartier de Shinjuku. C’est un quartier d’affaires et il est l’un des plus animés de Tokyo, surtout de nuit. Il fait penser au Times Square de New York et on se retrouve vite hypnotisés par toutes les lumières et les enseignes qui scintillent de toutes parts.  C’est là qu’il y a  notamment le fameux Robot restaurant, pour lequel il faut réserver à l’avance, et c’est aussi dans ces alentours qu’on peut voir le Golden Gai composé de ruelles étroites avec des petits bars à thèmes qui se suivent les uns les autres. Ces bars ne sont pas forcément ouverts au voyageurs car il faut y être inscrits mais la rue est agréable à découvrir.

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HARAJUKU

Le quartier d’Harajuku était sans aucun doute l’un de mes favoris, idéal pour le shopping et pour admirer les excentricités vestimentaires des japonais, c’est le temple de la mode à Tokyo. On peut commencer par visiter le sanctuaire shintô Meiji fait de bois brun dans style épuré et passer par le parc Yoyogi qui est bien fréquenté, surtout le week-end, pour les pique-niques, les promenades ou pour admirer les gothiques, les lolitas et les danseurs de rockabilly. Ensuite, faire la rue Takeshita pour le tour des petites boutiques puis ne pas hésiter à prendre les ruelles alentours ainsi que la rue principale Omotesando qui est l’équivalant des Champs Elysées à Paris.

Pas loin de là, les quartiers d’Ebisu et Daikanyama sont un peu plus huppés et calmes. Faits de rues sinueuses bordées de galeries d’art, de boutiques chics, de designers et de jolies terrasses. l’endroit mérite le détour qui change du tumulte de Shibuya. Pour les amoureux des livres, il faut absolument aller voir l’immense librairie Tsutaka ouverte jusqu’à deux heures du matin tous les jours.

ASAKUSA

Asakusa est un quartier assez différent de ceux donnés plus hauts, le passé et le présent s’y mêlent et son temple, le Senso-ji, dédié à la déesse Kannon, est le plus grand et ancien temple bouddhiste de Tokyo. L’arrivée au temple est bordée par un grand marché de souvenirs où il est difficile de ne pas succomber.

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Tout près du temple se trouve le quartier de Sumida. On y croise la sculpture de la flamme d’or ou plus communément appellée la crotte de Gozilla, et puis en marchant 10 minutes on rejoint la TokyoSkyTree pour une vue imprenable de la ville.

Nous avons tenté l’expérience du Neko café (café à chats) pour une pause entre le quartier typique d’Asakusa et l’immense TokyoSkyTree. L’expérience fut tout à fait curieuse. Le café était perché au 10ème étage d’un building, il faut bien-sûr enlever ses chaussures à l’entrée et bien se désinfecter les mains. On paye l’entrée et la première boisson est offerte. Ensuite, il faut s’armer de patience en buvant son chocolat chaud car les habitants à poils tentent de laper la mousse et le tenancier veille au grain.

Du Côté d’Asakusa se trouve, le quartier d’Ueno et son parc que nous n’avons malheureusement pas eu le temps de voir et, pas très loin, le quartier de  Yanaka qui détient un charme fou ! Il a gardé toute l’authenticité du Japon d’antan. C’est le quartier le plus ancien de Tokyo et c’est surtout le seul qui a su résister à l’incendie d’Edo, aux bombes et aux tremblements de terre. Il fait bon flâner dans ses petites ruelles et éventuellement de faire un peu de shopping le long de la rue marchande de Yanaka Ginza. On tombe plus loin sur ses nombreux temples et sanctuaires ainsi que sur le fameux grand cimetière de Yanaka.

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Akihabara est le quartier geek par excellence, si l’on est un Otaku, qu’on aime les jeux vidéos et la culture manga il ne faut pas manquer celle qu’on appelle la ville électrique. Les devantures d’immeubles scintillent de mille feux et on y trouve tout ce qu’il faut pour assouvir les besoins de culture populaire japonaise (électronique, vidéo game, figurines etc). Il est aussi plutôt amusant de rentrer dans un maid café ou un autre café à thème. Les serveuses portent l’uniforme, un mix de kawaii et de sexy.

Et, pour finir, si on a encore un peu de temps, on peut rendre à Odaiba qui se trouve au bord de l’eau. C’est une île artificielle et pour y aller il faut emprunter le Yurikamome qui est le train aérien sans conducteur. Le trajet offre une superbe vue sur la baie de Tokyo. Là-bas, le Rainbow Bridge mérite d’être emprunté pour une pause photos. Il y a pas mal de divertissements dans les alentours, tels que le Oedo Onsen Monigatari qui est un grand centre thermal japonais très prisé, des games centers et des centres commerciaux de compétition. Vous pouvez notamment observer la grande roue, le robot Gundam en taille réelle et la Fuji TV.

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Le séjour passé à Tokyo ne nous aura pas laissé assez de temps pour voir le fameux marché aux poissons ni de kabuki-za ou encore un combat de sumo que je garde dans ma to do list pour un prochain voyage. Il nous a aussi manqué du temps pour voir les quartiers de Roppongi, Ueno et d’autres encore mais à l’impossible nul n’est tenu et ça me donne une bonne excuse pour y revenir.

Pour lors, nous continuons notre route vers Kyoto sur lequel je ne manquerai pas d’écrire quelques lignes prochainement.

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