Les îles Canaries

Je reviens tout juste des îles Canaries avec mon cher et tendre et, comme l’occasion fait le larron, mon premier billet va vous réchauffer un poil parce qu’ici le printemps tarde et qu’on commence à avoir de sacrées carences en vitamine D.

Je dois avouer être partie avec quelques à priori sur ces îles espagnoles, particulièrement sur Gran Canaria. J’avais googlé les photos de l’île et ce qui en sortait n’était pas complètement à l’image du glamour et de la singularité. Mais comme des amis sont partis vivre là-bas pour le travail, on tente la visite.

Décollage de Genève pour Gran Canaria, l’île principale des Canaries. Je pose mon pied sur l’île, bien 5 ou 6 heures plus tard – le vol n’était pas direct – et là, je ne vais pas vous mentir, ma première rencontre avec l’île n’était pas super emballante. C’était plutôt gris et industriel du trajet depuis l’aéroport à notre premier point de chute qui n’avait pas été très bien choisi. Nous avions pris un hôtel à Santa Catalina, tout au nord de l’île. Le style et l’ambiance du lieu m’ont fait plonger dans mes souvenirs des vacances familiales des années 80. De plus, il n’y avait pas grand chose à voir ou à faire dans les alentours.

Je me prépare psychologiquement à ne pas trouver matière à m’exalter sur l’île jusqu’à ce que nos amis passent nous chercher à l’hôtel pour nous emmener dîner au centre ville. C’est là que mes impressions basculent. Dès les premiers instants au centre de Las Palmas, Ô amour, Ô joie, mon masque de pleureuse tombe subitement. Cette petite ville est jolie comme une image d’Épinal. Elle est remplie de couleurs, de vieilles bâtisses, de petites adresses comme je les aime et de chaleur humaine. Oui, les habitants des Canaries sont encore plus sympa qu’en Espagne. Est-ce vraiment possible ?

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Donc si vous voyagez à Gran Canaria, ne faites pas comme moi, je vous conseille de vous baser au centre ville de Las Palmas et de louer une petite voiture pour faire le tour de l’île. Si vous avez la petite voiture, comme nous, allez faire un tour dans les montagnes pour voir le cratère de Bandama, et ne manquez pas les dunes immenses qui se trouvent tout au sud, à la plage des anglais. Du soleil, du sable à perte de vue et quelques troupeaux de nudistes parsemés en arrivant au bord de l’eau.

Pour les papilles il y a évidemment pléthore de petits bars à tapas et de restaurants que vous n’aurez aucune peine à trouver. Le poisson est à l’honneur, mais la spécialité des Canaries c’est les Papas Arrugadas con Mojo Rojo. Ce sont de petites pommes de terres cuites avec une sauce aïl et poivrons. C’est à tomber. Je m’étais d’ailleurs promis de refaire la recette en rentrant et, comme pour les 3/4 des bonnes décisions que je prends en vacances, je ne me suis toujours pas exécutée. Tiens, j’avais aussi décidé d’aller courir trois fois par semaine… Argh !

Après quelques jours passés à Gran Canaria, nous prenons le bateau pour aller découvrir l’île de Fuerteventura, ou « Vent fort » en français. J’aurais aimé savoir à l’avance que cette traduction s’avérait être on ne peut plus juste. Les vents sont forts sur cette île, très, très forts ! Je ne m’étalerais pas sur les détails du trajet en bateau de 2h30 qui nous ont paru être un petit peu plus long que l’éternité, mais si vous pensez comme moi que les gros bateaux qui peuvent accueillir des centaines de voitures sont stables, hé bien vous vous trompez ! Munissez-vous de médicaments anti mal de mer, de coca, mangez un peu avant le départ mais pas trop, et tout devrait bien se passer. Nous n’avons pas étés gâtés à l’aller mais le retour était un peu plus calme.

Comme les photos en témoignent, Furteventura est une île sublime et désertique. Notre fidèle carrosse nous a accompagné jusque là, ce qui était à nouveau très confortable. Nous avons roulé jusqu’à l’autre bout de l’île pour arriver dans les alentours de Corralejo. C’était un bon spot, surtout pour mon surfeur et son comparse, mais l’île a l’air jolie dans son ensemble. Il y a des dunes, des pleines désertiques, de l’eau cristalline et du Mojo Rosso aussi. Petit hic, les vents, du moins au mois de mars-avril, sont terribles. Du coup, il fait frisquet et je n’ai pas été plus loin que la cheville dans mes baignades.

Je vous conseille la plage de Cotillo et, sur le retour au port de Rosario, de faire un crochet par le joli petit village de Bentancuria.

Pour finir ce séjour en beauté, nous sommes retournés à Gran Canaria, et nous avons séjourné dans un charmant hôtel à deux pas du port. Il s’agit du Bed and Chic bedandchic.com

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C’était l’endroit idéal pour la fin du voyage. Tout joli, tout confort, une déco sympa, un emplacement idéal et un très bon petit déjeuner. L’hôtel n’est pas situé au centre de Las Palmas mais en voiture, taxi ou bus on y est en 5 minutes et il y a plusieurs petites rues remplies de bons cafés et restos à quelques minutes à pied de là.

Et voilà, les vacances terminées, les adieux consommés, retour chez nous, quelques heures d’avion qui paraissent toujours plus longues pour les retours que pour les allers. Hé bien finalement, les îles Canaries c’est vachement bien !

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